Cessez de tergiverser. Protégez dès maintenant : les enfants ne peuvent plus attendre une loi sur la sécurité en ligne | Children First Canada témoignera devant le Comité du patrimoine

OTTAWA (3 février 2026) — Alors que des pays comme l'Australie et la France mettent en œuvre des restrictions drastiques fondées sur l'âge et qu'une action en justice majeure ébranle l'industrie technologique américaine, les principaux défenseurs de la sécurité en ligne du pays comparaîtront devant le Comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes pour exhorter le Parlement à déposer et à adopter sans plus tarder une loi sur la sécurité en ligne forte et axée sur les enfants.

L’organisme Children First Canada (CFC) est à l’avant-garde du combat pour la réintroduction du projet de loi sur les préjudices en ligne (et insiste pour qu’il soit rebaptisé « Loi sur la sécurité en ligne »). La fondatrice et directrice générale de CFC, Sara Austin, sera accompagnée de jeunes confrontés quotidiennement aux menaces liées aux préjudices en ligne, ainsi que de Carol Todd, fondatrice de l’Amanda Todd Legacy Society, dont le témoignage souligne les conséquences concrètes de l’inaction, et d’experts en santé mentale.

Quoi: Étude du Comité du patrimoine de la Chambre des communes : Effets des influenceurs et du contenu des médias sociaux sur les enfants et les adolescents
Quand: Mardi 3 février 2026 | 11 h 00 – 13 h 00 HAE
Où: Parlement du Canada (option virtuelle via la plateforme de la Chambre)

Children First Canada sera représenté par:

  • Sara Austin, fondatrice et PDG de Children First Canada
  • Zachary Fathally, jeune défenseur des droits des jeunes de 12 ans / Parlement des jeunes Canadiens (CFC)
  • Joséphine Maharaj, jeune militante de 17 ans / Parlement des jeunes Canadiens (CFC)

Pourquoi c'est important

Le Canada dispose d'une quantité considérable de preuves démontrant que des enfants sont quotidiennement victimes de préjudices en ligne, notamment l'exploitation sexuelle, les abus facilités par l'intelligence artificielle, le chantage sexuel, le harcèlement en ligne, la cyberintimidation et l'amplification algorithmique des comportements d'automutilation et des discours haineux. Parallèlement, l'Australie et la France envisagent d'interdire les réseaux sociaux, et les poursuites judiciaires aux États-Unis contre les entreprises de médias sociaux se multiplient, des familles, des districts scolaires et des gouvernements alléguant que la conception de ces plateformes nuit aux enfants et aux jeunes.

Le CFC dira au Parlement : arrêtez d'étudier ce que nous savons déjà, commencez à mettre en place les protections dont les enfants ont besoin maintenant.

Ce que réclame CFC dans une loi sur la sécurité en ligne « fabriquée au Canada »

Dans le cadre de la campagne « Compte à rebours pour les enfants », Enfants d’abord Canada mobilise les parents, les enfants et les jeunes, les hôpitaux pédiatriques, les éducateurs, les forces de l’ordre et les partenaires nationaux partout au Canada afin d’exiger que le Parlement dépose et adopte une loi rigoureuse sur la sécurité en ligne qui comprenne :

  1. Obligation de vigilance : obligations claires et exécutoires pour les plateformes afin de prévenir les préjudices prévisibles causés aux enfants.
  2. Contrôle public indépendant : un organisme de réglementation fort et indépendant doté d’un réel pouvoir de contrainte, de capacités techniques, de transparence et d’autorité.
  3. Protection des jeunes dès la conception : conception adaptée à l’âge, limites des fonctionnalités addictives, paramètres par défaut pertinents pour les mineurs et garanties contre les abus liés à l’IA.
  4. Accès aux données pour la recherche d’intérêt public : pour que le Canada puisse mesurer les préjudices et faire respecter la réglementation.
  5. Systèmes d'IA concernés : lorsqu'ils fonctionnent comme des services de consommation de masse utilisés par les enfants et les familles.

Citations

Sara Austin, fondatrice et PDG de Children First Canada :
« Chaque jour de retard est un jour de trop dans la vie d'un enfant. Nous n'avons pas besoin d'une autre étude révélant que des enfants sont exploités, manipulés et victimes de violences en ligne. Le Parlement doit assumer ses responsabilités et adopter une Loi sur la sécurité en ligne qui soit réellement contraignante. Parents et enfants luttent contre une industrie technologique multimilliardaire, mais nous ne céderons pas. Le Canada doit viser plus haut et ne pas se contenter du minimum. »

Zachary, défenseur des jeunes :
« Les adultes parlent d'Internet comme s'il s'agissait simplement de "temps passé devant un écran". Pour nous, c'est un lieu d'apprentissage, de communication, mais aussi un lieu où nous pouvons être pris pour cible. Nous ne demandons pas la perfection. Nous demandons simplement d'être protégés. »

Joséphine, défenseure des jeunes :
« Nous devrions pouvoir naviguer sur Internet sans être manipulés par des algorithmes conçus pour nous inciter à faire défiler sans cesse du contenu ou nous exposer à des contenus nuisibles. Les enfants méritent une sécurité intégrée dès la conception, et nous la méritons maintenant. »

Carol Todd, fondatrice de l'Amanda Todd Legacy Society :
« Trop de parents, comme moi, ont enterré leurs enfants parce que les systèmes ont failli et que les plateformes n'ont pas été tenues responsables. Le Canada en a la preuve. Ce dont nous avons besoin maintenant, ce sont des mesures concrètes, des lois strictes, une véritable surveillance et de véritables conséquences lorsque les entreprises ne protègent pas les enfants. »


    Disponibilité des médias
    Les représentants du CFC et les jeunes témoins sont disponibles pour des entrevues avant et après l'audience (disponibilité en anglais et en français sous réserve de disponibilité).

    Contact médias:
    Andrea Chrysanthou
    Courriel : achrysanthou@childrenfirstcanada.com
    Téléphone : 416-797-8194
    Site web: CountdownForKids.ca